An evening of March at the North sea...

 

 

 

 

"Nous conquérons notre liberté lorsque nous parvenons à notre nature la plus vraie. L'homme qui est artiste conquiert sa liberté lorsqu'il découvre son propre idéal de l'art."

Rabindranath Tagore.
 

« Voyager ? Pour voyager, il suffit d’exister. Je vais d’un jour à l’autre comme d’une gare à l’autre, dans le train de mon corps ou de ma destinée, penché sur les rues et le places, sur les visages et les gestes, toujours semblables, toujours différents, comme du reste, le sont les voyages. »

Fernando Pessoa


 
 
 
Extraits du Livre:
"Au Japon, ceux qui s'aiment ne disent pas je t'aime",
Elena Janvier 
 
A - Amour 
 Au Japon, ceux qui s'aiment ne disent pas "je t'aime" mais "il y a de l'amour", comme on dirait qu'il neige ou qu'il fait jour. On ne dit pas "tu me manques" mais "il y a de la tristesse sans ta présence, de l'abandon". Une sorte d'impersonnel immense qui déborde de soi. La tristesse est partout, l'amour aussi. Pas de hors-champ du sentiment.
 
C - Cafés
Les amoureux japonais des cafés Doutor ne se parlent pas, ne se tiennent pas la main, regardent leur thé au lait. Ils picorent à deux un gâteau Mont Blanc (mon boulan) durant des heures, sans rien dire. On dirait qu'ils s'ennuient, mais peut-être que non. Parfois l'un bâille et l'autre sourit, attendri, en penchant la tête de côté. Puis ils s'en vont, avec leur amour sans paroles, comme une mélodie pour piano seul de Mendelssohn.
F - Faune
"Planants - Il y a des rapaces au bord de la Kamogawa. Il y a aussi des canards. Quand on donne du pain aux canards, les rapaces se mettent à tournoyer furieusement. Rêvent sans douter d'un sandwich au canard.
J - Jour/Nuit
Au Japon, iln'y a pas de combine pour allonger les journées. Pas d'heure d'été ni d'heure d'hiver. Quand on arrive en France, on a l'impression que le jour se lève trop vite et que la nuit tombe trop tôt.  On s'habitue. Le jour se lève, et c'est l'heure à laquelle passent les sangliers ( à condition bien entendu d'être par exemple à l'est de Kyoto, près d'une forêt et d'avoir une vue dégagée). En général (et si l'on est toujours au même endroit), ils repassent lorsque la nuit tombe, mais attention, pas forcément en sens inverse, le sanglier même s'il a ses petites habitudes, n'est pas si prévisible. La nuit tombe et pendant que les sangliers repassent à l'est près de la forêt, dans le centre de Kyoto les enseignes des commerces et des restaurants s'allument.
 
M - Mimétisme
On constate, on s'étonne, on sourit. Et puis on fait pareil : dormir dans le train, pencher la tête de côté quand on ne comprend pas, ignorer les gaijin (étrangers) ou les toiser, selon. Vivre ici.
M - Miroirs
Quai - Sur les quais des stations de métro, dans les gares, il y a des miroirs, assez larges pour vous renvoyer votre image, de la tête à la taille. Parfois aussi en haut des escalators. On passe devant son reflet furtivement, juste assez pour corriger son maintien, être présentable. Vérifier son effacement.

Photo prise au Laos en février 2011 (argentique Diana +)
 
 
Quelques images de l'Exposition de fin d'
 
 
année de
 
 
 
 
 
L'Académie Constantin Meunier


 


Bombay. Inde

 

Accueil suffocant comme un gant saumâtre qu'on vous plaquerait sur la bouche.  Gorge et yeux en feu.  Pollution instantanée, épaisse, irréversible.  Mais cinquante mètres plus loin, premiers effluves de curry, gingembre, et gâteaux à la cardamome.  Passage de femmes en saris de couleur, sourires de côté, balancement des lourdes nattes.  Premier refrain d'un raga du matin, par une fenêtre entrouverte...  Cela commence par les jambes molles, puis tout le corps devient vaporeux, perd des contours, se dilue dans ce qui se passe ici, tout près, comme si rien d'autre n'avait jamais existé.  L'inde une fois de plus va vous avaler et tout effacer.

(extrait du livre : "Le grand livre de l'essentiel, mieux vivre et donner du sens au quotidien" sous la direction de Patrice Van Eersel, page 173)


                                                                                    copyright -Mélanie Patris       





Auto-portrait.
Puiser dans son propre regard quelques bouts de soi que l'on méconnaît encore.
Voir le résultat final en se demandant ce que l'on peut y trouver de plus.



                                                                                                               copyright -Mélanie Patris





Photographier : un art, une passion...

J'aime réaliser des portraits.  Capter le regard de l'autre, y lire une expression, y découvrir une part de lui. J'aime aussi marquer une pause lorsqu'un paysage, un moment m'éblouit...    Me laisser emporter dans ces regards, dans ces paysages ou ces moments "figés" sur la pellicule, pour réaliser mon propre chemin...   Et, y découvrir, parfois, des bouts de moi que je méconnais encore...




                                                                                                                    copyright -Mélanie Patris






 

 

 

 


Parcours d'artistes de Saint-Gilles 2008



Exposition de mes photos au 50 rue Maurice Willemotte à 1060

les week-end des 17-18 et 24-25 mai de 14h à 19h.




 


 

 


                                                                                                                 copyright -Mélanie Patris

L'eau

L'eau, cette coquine…

Elle glisse, lisse, file, défile, dessine, se faufile

Elle joue avec les creux, les tours et les détours 

Elle sculpte la terre et la pierre 

Elle donne la vie mais la reprend parfois aussi

Elle mouille, trempe, détrempe

Elle sèche, assèche, dessèche … 

Elle trace un chemin.  Celui qui est le sien.

Comme chacun d'entre nous!


Parcours Matong'Art
du 22 mars au 28 août 2008

http://www.matongart.be/
http://www.matongart.be/fr/artistes.html




'REGARD SUR LE BURKINA FASO'

Exposition du 11 février au 28 mars 2008

Reportage photographique réalisé par Mélanie Patris

dans le cadre d'un projet d'initiation au développement durable

Lieu: La Galleria

Office de Coopération EuropeAid

Rue de la Loi 41 - Bruxelles

 

                                              copyright -Mélanie Patris

 

 

"Se libérer du connu c'est mourir, et alors on vit" - Krishnamutri.


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